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Production 2021

En 2021, sur une parcelle en location à Saint-Mathias sur Richelieu, nous produisons quelques légumes de conservation qui seront principalement vendu à d’autres fermes bio de la régions pour bonifier leurs offres.

Nous somme toujours en démarche pour trouver une nouvelle terre pour s’y établir de manière permanente.


Une relève fin prête, mais sans terre!

Florence et moi, Matthieu, sommes à la recherche d’une ferme pour réaliser notre rêve agricole depuis maintenant 2 ans. Après avoir visité une vingtaine de propriétés en vente ou cherchant une relève, soit avec l’Arterre, les courtiers immobiliers agricoles ou par bouche à oreille, notre projet est toujours sur la glace. Nous sommes maintenant à repérer des lots intéressants sur Info-sols et contacter les propriétaires pour savoir s’ils sont intéressés à vendre à une relève!

Je suis ingénieur junior en génie mécanique et je travaille depuis 2 ans au CETAB+ et comme professeur au DEC en Gestion et Technologies d’Entreprise Agricole au Cégep de Victoriaville. Je fais aussi à temps partiel un Baccalauréat en Génie Agroenvironnemental à l’Université Laval, en plus de m’impliquer dans l’organisation d’ateliers d’autoconstruction d’équipement agricole au sein de la CAPÉ. Florence est agronome et travaille comme conseillère en gestion au Groupe Proconseil depuis 2 ans en complétant à temps partiel un certificat en Comptabilité et gestion de l’Université Laval.

Entre 2014 et 2018, j’ai exploité Les Jardins du Haricot Magique, une ferme maraîchère biologique à St-Basile-le-Grand, sur une terre en location. Florence s’est jointe à moi en 2017 et 2018, ce qui nous a permis entre autres de développer le secteur de la vente de transplants et de la vente au kiosque de la ferme.  Après 5 années de production et de croissance de l’entreprise, nous avons fait le choix d’arrêter la production et de chercher un site mieux adapté à la production maraîchère.

En 2020, on a tenté le coup de l’expérimentation pré-transfert avec l’Arterre, pour une ferme qu’on avait repéré nous-mêmes via le bouche-à-oreille. Mais près de 1 an de processus, le projet de transfert n’a finalement pas abouti, les propriétaires n’étant pas encore prêts à vendre. On a décidé de leur louer une petite parcelle pour la saison 2021 pour assouvir notre besoin de cultiver, mais on continue à chercher.

Comme on a déjà été en location durant 5 ans et qu’on a fait nos preuves comme maraîchers en produisant jusqu’à 250 paniers par semaine, on sait bien ce dont on a besoin pour bâtir une entreprise rentable et efficace et atteindre notre objectif de vivre de notre projet. C’est peut-être là le plus grand paradoxe de notre situation : comme on a déjà vécu l’expérience d’être en production à bonne échelle, on connaît bien quelles sont les conditions gagnantes pour notre projet et ça élimine bien des terres à vendre, car elles présentent des limitations trop importantes.

Actuellement, on songe à la possibilité d’acheter une terre sans maison de 10 à 20 ha de type loam à loam sableux, question d’échapper à l’explosion de prix des fermettes par l’exode actuel de la ville. Ou encore mieux, de trouver des cédants attachés à leur terre qui sont prêts à vendre avec une balance de vente, ce qui permet de réduire la charge d’intérêts, en échange de voir une relève prendre soin de leur terre avec une agriculture diversifiée, durable et respectueuse de l’environnement.

Matthieu Brisset, maraîcher sans terre
Les Jardins du Haricot Magique
Membre de la Coopérative pour l’Agriculture de Proximité (CAPÉ)

Photo 1 : Matthieu et Florence en 2017, sur la terre en location.

Photo 2 : Matthieu et Florence en 2021, devant conteneur et machinerie, notre ferme pour emporter!


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